Le styliste modéliste donne vie au croquis de vêtement réalisé au préalable par un styliste. Il utilise la plupart du temps pour cela une toile de coton réalisée sur un mannequin en bois : il s’agit de la construction du patron et de l’élaboration du prototype du vêtement. Le styliste modéliste utilise de plus en plus les logiciels de CFAO (conception et fabrication assistées par ordinateur), afin d’affiner les coupes et formes de son vêtement prototype. Le styliste modéliste prépare donc l’ensemble des dossiers techniques transmis au fabricant et qui définissent toutes les caractéristiques du vêtement.
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Scénographe
Catégorie(s) : Lexique du design, SLa scénographie renvoie à l’art de l’organisation de l’espace scénique par le biais de moyens techniques et artistiques. Il s’agit d’étudier et de concevoir les aménagements matériels d’un espace donné. Cela peut tout aussi bien être une scène de spectacle, un théâtre qu’une salle d’exposition ou un espace commercial (magasin, stand, vitrine). C’est l’échange entre le lieu et l’événement que la scénographie cherche à saisir et à recréer, à partir d’une approche semblable à celle du concept d’une scène de spectacle. Le scénographe réalise un travail de conception, de mise en forme et mise en œuvre de ces espaces éphémères dans l’objectif d’une présentation ou d’une représentation. Son champ d’intervention est très large. Se cantonnant aux scènes de spectacle, le scénographe opère aujourd’hui pour des clients aussi divers que les musées, les commerçants ou les grandes marques de distribution. Le scénographe peut vous aider à aménager votre magasin, vos stands ou encore vos vitrines en définissant le message et l’image à transmettre. Puis, il construit l’espace où produits, objets et individus évolueront. Il dispose des volumes, des matières, mais également de l’éclairage afin de pouvoir composer son espace. Le scénographe pense, construit et sublime, le temps d’une exposition, vos produits, votre image de marque afin de servir vos objectifs commerciaux ou votre communication.
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Séduction
Catégorie(s) : Lexique du design, STout produit, emballage, logo et toute entreprise doivent séduire le consommateur pour que celui-ci se décide à acheter. Le design met en œuvre ce processus de séduction en s’appuyant sur des éléments subjectifs mais aussi sur des éléments tangibles comme les formes et les matières.
Le consommateur ne choisit jamais par hasard une marque, un produit ou un service. Il adopte ceux qui attirent son attention, en fait ceux qui réussissent à la séduire. Prenez un produit. Vous ne l’achèterez pas si vous ne percevez pas ce qu’il peut vous apporter. Et vous l’achèterez encore moins pour vous compliquer la vie. Ce produit va vous accompagner tous les jours, que ce soit dans votre vie privée ou professionnelle. Une relation de complicité va s’établir entre lui et vous. Vous choisirez donc le « complice » qui aura su vous séduire. Et, en tant que consommateur, vous ne serez pas concerné par les facteurs d’ordre technologique, fonctionnel ou financier qui auront surtout préoccupé le fabricant. Vous obéirez (peut-être pas totalement mais du moins en partie) à une autre logique, de l’ordre du sensible.
Le design permet d’introduire cette autre logique dans la conception d’un produit ou dans la gestion d’une marque. Le processus de séduction semble parfois relever de facteurs purement abstraits, voire irrationnels. Cela ne l’empêche pas de s’appuyer sur des éléments tangibles et bien concrets. Le designer utilise ces éléments de séduction pour rendre le produit attractif.
- La séduction opère par les formes. Celles-ci se sont aujourd’hui détachées de la fonction, elles ne sont plus forcément prisonnières d’une technique. Elles peuvent être décidées plus librement et elles existent en elles- mêmes. Autrement dit, elles peuvent être utilisées pour exprimer une idée, une qualité, un positionnement. Ainsi, certaines rondeurs pourront apparaître plus rassurantes pour certains produits et avoir l’effet inverse avec d’autres catégories de produits. C’est le métier du designer d’opérer les choix en fonction des tendances, des modes et des habitudes de perception des consommateurs.
- De même, la séduction peut opérer par les couleurs. Celles-ci sont loin d’avoir un rôle seulement décoratif. Elles expriment, elles aussi, une qualité ou un positionnement, elles sont génératrices d’ambiance et traduisent le caractère d’un produit, d’un point de vente ou d’une marque.
- Les matériaux ont également un pouvoir de séduction. Le consommateur reconnaît un produit au toucher, il l’apprivoise en le manipulant. Un produit a une peau. Plus question de fabriquer une boîte de cosmétiques ou un mobile sans avoir défini précisément le traitement de surface des objets. Car la perception tactile intervient dans la décision d’achat.
- Un objet séduit aussi par un bruit. Le consommateur juge la qualité d’un appareil électroménager au « clac » de l’interrupteur. Il considère la robustesse d’une voiture ou d’une machine à laver en entendant le bruit sourd qui s’échappe lors de la fermeture de la porte.
- Un produit peut également séduire par son ergonomie ou les gestes qu’il induit. Cette gestuelle, par sa simplicité ou son originalité, donnera une personnalité au produit et établira une complicité avec l’utilisateur. C’est l’exemple fameux du briquet Zippo : l’ouverture et la fermeture du capot impliquent un geste particulier et reconnaissable, partagé par tous les adeptes de la marque, lesquels ont ainsi le sentiment d’appartenir à la même tribu.
- Le produit séduit enfin par son intelligence qui se manifeste par le service rendu ou la facilité de compréhension du produit. Il doit être évident et utile. Un bon produit parle de lui-même. Il est son propre vendeur.
En définitive, la séduction passe par le soin apporté à la qualité perçue. Celle-ci prime souvent sur la qualité intrinsèque. Elle est plus immédiatement saisissable par le consommateur et détermine donc son comportement d’achat. Cette qualité perçue n’exclut pas la qualité intrinsèque, elle la révèle. La démarche de séduction n’est nullement superficielle. Au contraire, elle conduit à remettre en valeur le produit, à le considérer dans sa globalité. Loin d’être un artifice, c’est une attitude exigeante, une démarche d’excellence.
Crédit : « Le design de A à Z », Jean Charles GATE - 2010, publié par la DGCIS
www.industrie.gouv.fr/liste_index/creation_som.html
Sémiologie
Catégorie(s) : Lexique du design, SLa sémiologie déchiffre la signification des signes (objets, publications…) émis par l’entreprise. En partenariat avec le design, elle permet de mieux baliser le processus de création.
La sémiologie ou sémiotique étudie les conditions dans lesquelles des signes produisent du sens. Un signe peut être un événement, un texte, un dessin, un objet, un bâtiment… Le sémioticien travaille sur un « corpus » pouvant être composé de dépliants, de publicités, d’emballages, en fait de tout (ou partie de) ce qui est généré par l’entreprise. Il s’emploie à déchiffrer la signification de ces signes. Il analyse le
« discours »d’un produit, d’un emballage. Sémiotique et design sont donc tout naturellement des disciplines complémentaires. En effet, le design a pour rôle de donner du sens à un produit ou à un logotype, son action consiste finalement à raconter une histoire, à donner la parole au produit, à conférer une valeur narrative à l’objet.
La sémiotique a pris son essor, en tant qu’activité d’aide à la création, durant les années 80. Souvent, la sémiologie est considérée comme une méthode de validation. L’entreprise ou le designer y font appel pour vérifier le bien-fondé de leurs choix. C’est une utilisation très restrictive. D’ailleurs, rien ne prédispose le sémioticien à être un expert au-dessus des autres et dont l’intervention pourrait, par exemple, se substituer aux tests consommateurs. L’entreprise peut également faire appel à l’analyse sémiologique avant de lancer un investissement. Celle-ci permettra de mieux connaître la situation de départ, elle fournira une radiographie à partir de laquelle pourront être envisagées les voies de développement. Le rôle du sémioticien n’est pas d’être un créateur qui décide. Il ne remplace pas le chef d’entreprise et le designer. Il s’efforce de comprendre le langage des signes, mais il n’est pas chargé de les créer. En fait, il doit être utilisé comme un partenaire dans le processus de création.
Le sémioticien peut éclairer le designer et l’entreprise sur la portée stratégique de leurs choix. Il fournit une grille de lecture des produits ou d’une marque. Il déchiffre leur « discours », répertorie les différents éléments signifiants, les hiérarchise et distingue les éléments variables et les éléments permanents. Cela permet ensuite d’intervenir sur ces différents éléments en connaissance de cause. De savoir qu’en intervenant sur certains points, on risque de modifier fondamentalement le « discours » de la marque ou du produit. L’analyse sémiotique fournit ainsi une aide précieuse pour mieux connaître le noyau dur de l’identité d’une marque.
Durant la phase de conception du produit, l’association designer — sémioticien permet d’élargir l’éventail des possibilités tout en cernant mieux chacune d’entre elles. Le sémioticien explicite les hypothèses émises par le designer et lui fournit la signification de ses choix successifs. Il lui révèle le sens des autres possibilités, celles que le designer n’a pas imaginées ou retenues, et qui étaient associées à chacun de ses choix. Un tel partenariat permet de baliser un champ d’investigation créative plus large.
Le sémioticien peut aussi être chargé, par un fabricant, d’étudier un marché. Bien sûr, il n’est pas question pour lui d’effectuer une étude de marché classique portant sur la taille du marché ou les comportements des consommateurs. Il s’intéresse uniquement aux produits (ou aux publicités) de la concurrence et du fabricant. Il analyse leur discours. Quelques tendances vont se dégager. A partir de celles-ci, le sémioticien va alors répartir les produits en grandes catégories. Le fabricant verra immédiatement le ou les catégories dans lesquelles il est absent.
A lui ensuite de décider s’il souhaite élargir son offre pour être présent dans toutes les catégories du marché.
Crédit : « Le design de A à Z », Jean Charles GATE - 2010, publié par la DGCIS
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Stratégie
Catégorie(s) : Lexique du design, SDesign et stratégie vont de pair. L’intervention design est plus assurée de réussir quand l’entreprise dispose d’une stratégie. Elle risque d’être décevante quand l’entreprise n’a pas défini ses objectifs, quand elle n’a pas une vision claire, précise de ce qu’elle est, de ce qu’elle peut et veut devenir.
L’entreprise effectue en permanence, consciemment ou inconsciemment, des choix stratégiques : c’est le cas lorsqu’elle choisit de fabriquer tel type de produit, de le vendre à tel prix sur tel marché, lorsqu’elle opte pour une technologie plutôt qu’une autre, lorsqu’elle s’associe avec un sous-traitant ou un distributeur, lorsqu’elle édite des plaquettes ou fait de la publicité… Toutes ces décisions, surtout si elles sont prises isolément les unes des autres, ne constituent pas forcément une stratégie.
C’est le problème de nombreuses entreprises, trop absorbées par la gestion au quotidien. Elles agissent au coup par coup. Leur politique de produits est dictée par leur capacité technique et financière du moment. Leur politique de communication fluctue, elle aussi, en fonction de leur trésorerie. Elles n’ont pas de réelle ligne directrice à laquelle s’accrocher pour renouveler et créer les produits et à laquelle se référer pour se doter d’une solide image de marque.
Bien sûr, il ne s’agit pas de sous-estimer ces contraintes. Mais elles ne doivent pas occulter une vision à la fois plus large et à plus long terme. En se projetant dans le temps et dans l’espace, l’entreprise se dote d’une stratégie. Surtout, elle découvre de nouvelles marges de manœuvre, des possibilités supplémentaires d’évolution. Elle peut ainsi mieux programmer et maîtriser son développement. Ses décisions gagneront alors en cohérence, donc en efficacité. Et, en fin de compte, l’entreprise réalisera des économies. L’entreprise a tout intérêt à associer le design à sa réflexion stratégique.
D’abord, pour élaborer sa stratégie d’ensemble. Le designer, grâce à sa pratique de différents marchés et de diverses technologies, aide l’entreprise à mieux se situer face à ses concurrents, face aux évolutions techniques et aux attentes connues et inexprimées des consommateurs. Le designer est souvent un révélateur : il fait prendre conscience à l’entreprise de ses potentialités. Il lui révèle les voies d’évolution qui s’ouvrent à elle.
Le design est aussi d’un concours irremplaçable pour la mise en œuvre de stratégies particulières :
- Stratégie de différenciation. Cette stratégie, qui est à la base de toute politique marketing, rencontre les compétences naturelles du designer. En effet, celui-ci a notamment pour rôle de mettre en valeur les atouts distinctifs d’une marque, d’un produit ou d’un service, de les sortir de l’anonymat ou de la banalité. Il amplifiera l’impact de ces avantages concurrentiels qui deviendront des éléments de communication : ils communiqueront leur originalité par le biais d’une forme, d’une couleur, d’un matériau, d’une disposition facilement identifiables par le consommateur.
- Stratégie de diversification. Le designer apporte la vision transversale qui peut faire défaut dans des entreprises dont les services sont trop cloisonnés et raisonnent en fonction de leur propre logique et de leurs propres habitudes. En exploitant pleinement le territoire de la marque et son savoir-faire, le designer proposera des catégories de produits ou de services auxquels l’entreprise n’avait pas songé. Afin de limiter les risques inhérents à toute diversification, il veillera à rendre celle-ci cohérente avec le métier de base et l’image de marque de l’entreprise.
- Stratégie de réduction des coûts. En recouvrant aux méthodes d’analyse de la valeur, le designer parvient à limiter le nombre des composants et à simplifier le processus d’assemblage tout en renforçant les éléments distinctifs du produit. Dans la plupart des cas, l’intervention du designer aboutit à un produit moins complexe dans sa conception et dans sa fabrication. Ce qui fait dire à certains chefs d’entreprise que le designer fait gagner de l’argent avant même que le produit ne soit mis sur le marché.
Crédit : « Le design de A à Z », Jean Charles GATE - 2010, publié par la DGCIS
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Styliste
Catégorie(s) : Lexique du design, SLe stylisme est un métier de la mode, qui consiste à concevoir et dessiner des modèles se destinant soit à la haute couture soit au prêt-à-porter. Le styliste a pour fonction de dessiner des modèles, il travaille ainsi sur les matières et les couleurs. Imaginatif, il s’inspire des tendances actuelles mais aussi passées et s’imprègne d’influences diverses. Le métier de styliste touche de nombreux domaines. On retrouve des stylistes de vêtements mais aussi des stylistes d’accessoires : il peut aussi bien concevoir des chaussures que des éléments de maroquinerie ou de bagagerie, voire de décoration. Le styliste a pour fonction première de créer des collections, mais il s’occupe également de leur suivi. Il peut être amené à apporter des modifications à ses créations au fil des phases de confection et de finalisation. Il travaille étroitement avec le modéliste et le patronnier, qui se chargent de transformer les dessins du styliste en modèles transmis ensuite au fabriquant. Le styliste est créatif, il doit se tenir à la pointe de la tendance, mais il opère également dans le domaine de la stratégie marketing. Le styliste crée ses pièces librement, mais il compose également avec l’image de la marque pour laquelle il travaille. Il doit s’adapter, tout en apportant sa touche personnelle.
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Studio graphique
Catégorie(s) : Lexique du design, SLe studio graphique travaille sur différents projets de communication visuelle. Le studio graphique est généralement composé de créatifs, de commerciaux, de concepteurs-rédacteurs et parfois de planneurs stratégiques. Les créatifs travaillent ensemble pour répondre à des projets divers qui vont de la création d’un logo ou d’une chartre graphique à l’élaboration de différents supports de communication.
Sound designer
Catégorie(s) : Lexique du design, SLe sound designer (ou designer sonore) est la personne qui maitrise l’art de la conception sonore c’est à dire la manipulation d’éléments sonores pour l’obtention d’un effet désiré. Le sound designer officie dans différents domaines comme le cinéma, le théâtre, le développement de logiciels de jeux ou encore la publicité.
