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Motion designer

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Catégorie(s) : Lexique du design, M

Le motion designer dispose à la fois d’un rôle de directeur artistique mais aussi de technicien. Il prend en charge des projets créatifs dans des domaines tels que la publicité, le marketing ou le Web. Le motion designer participe à l’élaboration du storyboard et des compositions graphiques ainsi qu’à la préparation du tournage. Il imagine un univers en préparant et gérant toutes les ressources dont il a besoin (illustrations, plans séquences, sons). Le motion designer établit un brief avec le client afin de comprendre ses besoins. Il définit avec vous les objectifs ainsi que les enjeux marketing afin de vous apporter une réponse cohérente à vos attentes. Il s’assure que le message et l’application des créations sont en accord avec l’identité de la marque ou de l’entreprise et de ses objectifs.


Maquettiste

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Catégorie(s) : Lexique du design, M

Il existe deux définitions du maquetiste. Le maquettiste print est chargé de la mise en page de supports traditionnels : magazine, affiche, livre ou de supports multimédias : site web, Cd Rom. Le rôle du maquettiste est donc de mettre en place des pages attractives afin d’attirer le lecteur. Ainsi, il applique aux images, aux textes et aux titres, différentes formes, tailles et couleurs, afin d’obtenir une page finale : la maquette. Pour cela, le maquettiste commence par esquisser ses idées lors de la réalisation du rough. Ensuite, il utilise un ordinateur et des logiciels spécifiques de mise en page et de retouche d’image pour l’élaboration finale de la maquette. Le maquettiste est donc un créatif dont la mission est de mettre en scène l’image et l’information pour produire de l’impact sur le lecteur.
Le maquettiste 3D réalise des maquettes en volume de produits. Il crée, à l’aide de moules, la version non-définitive d’un produit. d’un vêtement ou d’un véhicule par exemple. Pour réaliser cette version il utilise de l’argile puis crée un moule avant de donner à la maquette un aspect encore plus proche de la version finale. Ces maquettes ainsi réalisées servent à évaluer la pertinence d’un produit auprès des marchés avant une mise en production.


Matériaux

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Catégorie(s) : Lexique du design, M

Les matériaux influent sur la perception et le positionnement des produits. Ils permettent aussi d’en concevoir de nouveaux. Ils ne doivent donc pas seulement être choisis en fonction de critères techniques et financiers.

Chaque matériau a sa symbolique. Inscrite dans l’imaginaire des consommateurs, elle découle de l’histoire et de l’usage qui a été fait du matériau. De même, chaque matériau induit une qualité perçue qui lui est propre et qui peut varier selon les domaines d’utilisation et selon les profils de consommateurs. Par exemple, le bois aura un impact valorisant pour un tableau de bord de voiture, mais, pour un téléviseur, il sera perçu négativement par une majorité des consommateurs. La perception des matériaux évolue avec le temps. Le plastique a d’abord été un signe de modernité. Puis, son image s’est dégradée. Elle est restée faible tant que le plastique a été utilisé comme moyen de substitution pour des articles bon marché. Désormais, du fait de sa généralisation et de sa sophistication, le plastique n’a plus cet effet discriminant aux yeux du consommateur.

Les matériaux ne sont pas des composants neutres. Ils concourent à l’ergonomie du produit et ils lui donnent du sens. Une brosse à dents associant plastique et élastomère sera plus facile à manipuler, plus agréable à toucher. Elle paraîtra plus technique et donc plus performante. Elle aura un effet rassurant sur le consommateur. L’innovation technologique a profondément bouleversé l’univers des matériaux. Aujourd’hui, tout, ou presque, est possible. Les matériaux les plus divers peuvent être associés entre eux. Certains sont à mémoire de forme, d’autres changent de couleur avec la lumière ou la température. Les composites imitent l’aspect des matériaux traditionnels. Les procédés de traitement de surface permettent d’obtenir des perceptions tactiles, visuelles et sonores précisément définies : doux ou rugueux, sec ou gras… Ces perceptions constituent le «profil sensoriel» des produits. L’analyse de ces perceptions intéresse les responsables du marketing. Car il devient possible de distinguer les consommateurs en fonction de leurs préférences en matière de perception. D’où l’intérêt d’inclure dans le cahier des charges design d’un produit ou d’un emballage les éléments définissant les perceptions préférées de la cible visée.

L’utilisation de nouveaux matériaux ne marque pas forcément une rupture. Elle peut s’accompagner du maintien des codes ou attributs identitaires propres à une catégorie de produits. Le plastique a remplacé le verre, mais le conditionnement de l’eau reste en bouteille et celui des yaourts en pot.

La diversité des matériaux et de leurs propriétés, la relative facilité à les associer entre eux, tout cela ouvre des possibilités pour concevoir des produits ou des emballages radicalement différents.

Crédit : « Le design de A à Z », Jean Charles GATE - 2010, publié par la DGCIS
www.industrie.gouv.fr/liste_index/creation_som.html

Méthode

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Catégorie(s) : Lexique du design, M

La démarche design se déroule en plusieurs étapes. Elle commence par un inventaire, suivi d’une phase exploratoire destinée à répertorier toutes les voies de développement. Elle se poursuit par des étapes de tests et de validation et elle aboutit à la concrétisation du projet.

La conception d’un produit, d’un emballage, d’une identité visuelle ou d’une architecture commerciale est à chaque fois un cas spécifique. La démarche créative peut varier pour s’adapter à l’entreprise. Cependant, elle obéit à une méthode composée généralement des phases suivantes.

- Analyse. La première étape consiste à dresser un inventaire de toutes les données liées au projet (produit, emballage…), à l’entreprise, au marché et aux autres univers ayant des points communs avec le projet. L’agence de design, en association avec l’entreprise, réunit le maximum d’informations sur les produits existants ou à l’état de prototypes, la concurrence, la distribution, la technologie, la sous-traitance, les tendances, les aspects culturels et sociologiques. L’agence s’imprègne de la culture, du savoir-faire de l’entreprise, évalue son potentiel. Ces informations constituent une partie du cahier des charges.

- Recherche créative. Le designer procède à une large investigation créative. Pas question de se laisser brider par des critères liés à l’esthétique ou à l’ergonomie. Il s’agit d’imaginer le plus grand nombre d’hypothèses, de solutions novatrices, d’envisager de nouvelles situations et occasions d’utiliser le produit. A ce stade, la créativité s’exprime librement. Mais chaque hypothèse a sa justification, est porteuse d’une idée et introduit un réel concept. L’entreprise dispose ainsi d’un large éventail de propositions. Celles-ci sont discutées au sein du groupe de pilotage, s’il existe. Il

appartient alors à l’entreprise de sélectionner les pistes qu’elle souhaite explorer.

- Création. A partir des choix effectués en commun avec l’entreprise, le designer finalise la création et commence à envisager les premières solutions techniques. Le projet n’est encore qu’à l’état d’ébauches.

- Mise en volume. La création prend forme. S’il s’agit de concevoir un produit, diverses maquettes peuvent être réalisées. La maquette conceptuelle exprime l’idée du projet. La maquette fonctionnelle détaille les solutions techniques et les mécanismes internes. La maquette d’aspect concerne l’esthétique et présente le projet tel qu’il apparaîtra au consommateur.

- Réalisation. Cette phase comprend les études de faisabilité (sur le plan technique et financier) et l’industrialisation (outillage, pré-série).

- Commercialisation. Le designer apporte son aide pour assurer une mise sur le marché dans les meilleures conditions avec, selon les cas, conception de l’emballage, de la PLV, des outils de communication… L’entreprise a intérêt à informer le designer des premiers résultats commerciaux, de l’accueil du public, des éventuels défauts constatés. Ces renseignements lui permettent de procéder aux ajustements nécessaires, de préparer les évolutions ultérieures et les futurs produits.

- Tests. Durant la recherche créative, la création ou après la mise en volume, des tests, auprès des consommateurs ou prescripteurs, peuvent être conduits afin d’enrichir les hypothèses ou de valider les choix.

Crédit : « Le design de A à Z », Jean Charles GATE - 2010, publié par la DGCIS
www.industrie.gouv.fr/liste_index/creation_som.html