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Le design, un remède contre la crise ?

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Myspace

Capture d’écran du nouveau site Myspace

 

A l’heure des bilans mitigés et des projections prudentes, chaque pays s’interroge sur les remèdes possibles à la crise qui paralyse l’économie mondiale. Comment tirer son épingle du jeu ? Quels sont les leviers possibles qui permettraient de protéger les entreprises contre la crise ?

Le gouvernement, à travers la Direction Générale de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services (DGCIS) désormais rattachée au Ministère du redressement productif, s’accorde avec les économistes internationaux et s’engage en faveur de l’innovation et du design. L’OCDE, dans son rapport 2012 « Perspectives de la science, de la technologie et de l’industrie », tire la sonnette d’alarme : l’investissement consacré à la recherche et au développement a connu ces dernières années une baisse significative (4,5% au niveau mondial). La France est, avec la Corée, l’un des moins mauvais élèves. L’innovation est-elle un levier essentiel de la sortie de crise ? Le design en est-il une partie intégrante ? En France, la réponse semble claire : le design est un remède possible contre la crise.

Selon un rapport commandé en 2010 par la DGCIS 1, les entreprises françaises sont très partagées entre prudence et innovation. 20% d’entre elles affirment n’avoir jamais recours au design, sous quelque forme que ce soit. Elles sont aussi les moins innovantes et les moins compétitives. Mais 60% des entreprises considèrent que l’innovation est nécessaire et passe par le design. Néanmoins, plusieurs leviers sont à prendre en compte lorsqu’il est question de design et d’innovation. Les industries peuvent faire appel au design pour concevoir des produits plus innovants, ergonomiques, économiques. Les entreprises de service jouent quant à elles sur l’image de leur marque, la maîtrise de leur communication et la qualité de service qu’inspire leur identité visuelle.

La compétitivité des produits fabriqués en France doit miser sur le design plutôt que sur le prix. La qualité, l’utilisabilité d’un objet, tout autant que son aspect esthétique, sont des facteurs essentiels de succès commercial. La célèbre « tente 3 secondes » conçue par le bureau de design intégré de Décathlon en est un exemple parfait, qui cumule praticité, innovation et savoir-faire d’une entreprise locale et dont le succès ne se dément pas. Le contexte favorise qui plus est un retour à l’éthique, au durable, à la production responsable, et surtout au made in France. Cette image se travaille main dans la main avec des experts : designers, graphistes, communicants, scénographes pour les espaces de vente, et est une des clés de la survie des entreprises. Innover, montrer que l’on est capable de créer de la valeur ajoutée, de la qualité, encourager la consommation et le recours aux services des entreprises  françaises, voilà ce que permet un recours intelligent au design. Dès qu’une marque sent son succès s’amoindrir, son premier réflexe est de rafraîchir son image. Myspace, Microsoft, Ebay, mais aussi des marques françaises comme Avis ou Butagaz ont récemment fait peau neuve. Les grandes entreprises ont généralement des services en interne, mais les PME – qui constituent 98% des industries françaises – font généralement appel à des agences externes. De même qu’il existe des entreprises de toutes sortes et de toutes tailles, l’offre de design est variée et extrêmement riche. Petites et grandes agences, studios de création, designers freelances, chaque entreprise peut faire appel à une structure qui lui convient, sans que cela lui soit nécessairement une dépense inconsidérée.

Le design ne résoudra pas la crise, mais il peut permettre d’y survivre. S’il n’est pas devenu un recours systématique de la part des entreprises, c’est principalement pour des raisons économiques et culturelles. En effet, nombre d’entreprises, principalement des PME, renoncent à cette dépense faute de visibilité réelle sur les retombées d’un tel investissement. Le rapport de la DGCIS fait pourtant état d’une augmentation de 15% du chiffre d’affaires des entreprises ayant investi dans le design et conclut qu’il est désormais nécessaire de créer un outil clair et simple permettant aux PME d’en évaluer le retour sur investissement 2. Par ailleurs, le design reste, pour de nombreux dirigeants, un luxe superflu à l’heure où l’on se doit de limiter les dépenses inutiles. Encore trop souvent associé à l’esthétique simple, le design n’a pas encore acquis une image généralisée de levier fort contre la crise. Il reste désormais à espérer que les mentalités évoluent en ce sens, poussées par les campagnes organisées par les pouvoirs publics autour du « redressement créatif » et inspirées par l’exemple des entreprises qui prospèrent grâce à leur investissement dans le design.

 

1 : Rapport commandé par la DGCIS et réalisé par l’Agence pour la promotion de la création industrielle, la Cité du Design de Saint Etienne et l’Institut français de la mode, à télécharger ici.
2 : Dix entreprises témoignent de ce retour sur investissement dans le livre Quand le design s’investit dans les entreprises, éd. de la Cité du design, Saint-Etienne 2012


Rédiger un contrat de designer…

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Rédiger un contrat ! Ce n’est pas le sport favori d’un designer… Quoiqu’avec les conseils de Marine Monpays chef de projets chez Withdesigners (agence on line qui sélectionne les designers pour des entreprises) tout devient plus clair.
Un article utile à conserver…

Le contrat pour les designers : ce qu’il faut savoir

“Le contrat est la vie de tous les jours. Il représente à la fois son engagement de faire ou de ne pas faire une chose et organise le cadre juridique permettant de sécuriser la transaction entre les parties”.

Lorsqu’on a l’intention d’établir un contrat dans le cadre de son activité, il y a plusieurs étapes à franchir, et différents écueils à éviter.

Les négociations précontractuelles

Tout contrat débute par des négociations précontractuelles, période pendant laquelle les parties discutent et précisent certaines modalités du futur contrat, cela peut notamment correspondre aux premiers rendez-vous téléphoniques ou physiques lorsque les clients transmettent leurs briefs aux designers. On peut alors s’interroger sur la possibilité ou non d’un recours concernant ces négociations précontractuelles ? A priori, l’échec de la négociation n’est pas en lui-même susceptible de recours, chacun étant libre de contracter à l’issu de cette négociation, en revanche, si cette « non-conclusion » a causé du tort à l’une des parties, elle peut chercher à en obtenir réparation. Il y a une possibilité de recours dès lors que le designer se rend compte à l’issu de la négociation que le client l’a fait travailler gratuitement sur des maquettes avec l’intention de lui prendre ses idées, sachant pertinemment depuis le départ qu’il ne travaillerait pas avec lui. Le designer qui a engendré des frais pour cette négociation alors que le client était de mauvaise foi depuis le début, peut intenter une action en justice, et invoquer les mécanismes généraux de la responsabilité civile permettant de traiter les conséquences dommageables de la rupture. Cependant, il faut noter qu’une négociation précontractuelle n’engage pas à contracter. A noter aussi que chacun a le droit à la confidentialité des conversations et des informations qu’il a livré, et qu’il est strictement interdit de tirer avantage des informations, et des rendus obtenus lors de la négociation précontractuelle.

Soulignons que les devis éventuellement envoyés durant cette période, ne font déjà plus partie de ces négociations précontractuelles, Il s’agit de pollicitation, c’est à dire que le designer est là dans une démarche d’offre de contracter, et qu’il attend que cette offre soit acceptée par le client.

Le contrat-cadre

Dans le domaine du design et de la création, il est utile de connaître un contrat en particulier, qui est le contrat-cadre. Le contrat-cadre est un contrat type qui fixe tous les termes du contrat pour les futures commandes entre le client et le designer. Le client s’engage par exemple a commander 10 créations pour une gamme, mais étalées dans le temps, et le designer s’engage à lui fournir ces 10 créations dans les mêmes conditions. Il s’agit d’un partenariat intéressant pour les deux parties, le designer est assuré d’avoir des commandes sur du long terme, et le client, de son côté, obtiendra ses produits dans les conditions initiales.

Le contrat d’adhésion

Pour information, certaines grandes sociétés utilisent des contrats types appelés des contrats d’adhésion, pour lesquels on retombe dans la pollicitation. Il est alors possible d’évoquer un problème d’ambigüité pour des clauses qui peuvent être interprétées dans plusieurs sens ; dans ce cas, le juge estime que la clause s’interprète contre celui qui l’a stipulée.

La théorie du Fait du Prince

Dans le cadre de l’exécution du contrat, il existe une théorie particulière qu’il est bon de connaître et à laquelle les designers peuvent être confrontés lorsqu’ils travaillent avec l’administration publique, il s’agit de la théorie du Fait du Prince. En droit public, selon cette théorie, l’administration peut revoir le contrat une fois qu’il a été établi, et le cocontractant est obligé d’accepter. Toutefois, le cocontractant peut demander à l’administration de payer les frais supplémentaires engagés. Il ne faut d’ailleurs surtout pas refuser cette modification du contrat, car dans cette hypothèse c’est l’administration qui pourrait demander des dommages et intérêts au cocontractant.

La rédaction du contrat

A propos de la rédaction formelle du contrat, il n’y a pas obligation d’écrit au-dessous de 800 euros, en revanche, il faut un acte écrit pour les contrats supérieurs à cette somme. Cependant, rappellons l’utilité d’avoir un contrat écrit pour le respect des engagements, de plus, lors d’un litige il faut toujours apporter la preuve et c’est plus facile lorsqu’on a une preuve écrite.

Enfin, il est toujours plus sécurisé de rédiger un contrat sous avocat surtout lorsqu’il s’agit de sommes importantes. Il est possible de solliciter un avocat impartial vis-à-vis des parties qui sera responsable de la validité du contrat ; ou alors de passer devant un notaire.

Retrouvez cet article sur le site Admirable Design 

 

 

 


Comment créer le site internet de votre entreprise ?

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Aujourd’hui Internet est totalement ancré dans notre quotidien : sur un ordinateur, sur une tablette graphique ou sur un téléphone portable, nous sommes en permanence connectés.
Être présent sur la toile apparaît donc comme une nécessité. Pour toute entreprise, il est indispensable d’avoir un relais sur le net, voir un service en ligne. Vous ne savez pas comment trouver le bon prestataire pour créer votre site Internet ? Withdesigners a la solution pour vous.

Vous ne faites pas forcément parti des geeks ou des digital natives (ndlr : personne ayant grandi dans l’environnement numérique), vous n’êtes pas nécessairement habitué aux règles en vigueur sur Internet, ou plus simplement vous ne possédez aucune compétence particulière du net, alors comment faire pour créer votre site Internet ? Comment s’assurer qu’il soit une belle vitrine pour votre entreprise ?

Deux aspects sont à prendre en compte pour réaliser un site Internet, l’un est technique, l’autre est visuel.
Les développeurs s’occupent de toute la partie technique : développement,  mise en ligne du site,  rectifications/changements. Maîtrisant parfaitement les différents langages de programmation destinés à Internet (HTML, CSS, flash, java, PHP, etc.), ils sont rarement au point au niveau des questions visuelles et ergonomiques.
Il faut donc recourir à un webdesigner et/ou graphiste, qui saura gérer ces problématiques. En effet, créer l’interface graphique d’un site demande des compétences spécifiques, d’où l’importance d’avoir recours à un professionnel de ce domaine. Si vous souhaitez un site avec un graphisme impeccable, nous vous recommandons de choisir un webdesigner possédant une formation en graphisme et une solide expérience dans la création de site Internet.

Comment se déroulera le travail avec le webdesigner / graphiste ?

Etape 1 : Définition du besoin, rédaction du brief

Dans votre brief (voir nos conseils pour le rédiger) et/ou votre cahier des charges, vous devez notamment aborder les questions suivantes :
- De quel type de site s’agit-il ? (un site vitrine, un site d’e-commerce, un portfolio, un blog, un site catalogue, un site d’entreprise (intranet / extranet), etc.)
- Allez-vous mettre à jour régulièrement votre site ? Ou n’est-ce qu’une vitrine ?
- Combien de pages sont à faire ?
Nous vous conseillons de décrire chacune de vos pages sur une présentation powerpoint.
- Les contraintes techniques éventuelles
- Les textes et les images que vous souhaitez faire figurer, les différentes rubriques, etc.
Vous pouvez également inclure la liste des sites (ou des captures d’écran) dont vous aimez le design, et/ou à qui vous aimeriez que le vôtre ressemble.

Etape 2 : Proposition de pistes créatives

Ensuite, le webdesigner vous propose plusieurs pistes créatives, suite au brief/cahier des charges que vous lui aurez donné.
Vous pouvez l’autoriser à vous proposer une piste libre. Il pourra vous surprendre, en vous proposant une idée que vous n’avez pas envisagée.

Etape 3 : Création de tous les écrans du site

Lorsque vous vous êtes mis d’accord avec le designer sur une piste, il la finalise.
Si cela vous convient, il crée alors tous les autres écrans du site.
L‘ensemble de ces écrans est, généralement, créé sur Photoshop. Ces derniers serviront par la suite à développer le site.

Etape 4 : Développement technique du site

Le développeur, ou le webdesigner s’il a les compétences techniques pour le faire, se chargera d’intégrer les écrans Photoshop. Puis, il crée la structure du site et toutes ses fonctionnalités.

Etape 5 : Recette et mise en ligne

La recette est une étape primordiale : il s’agit du test de l’ensemble du site, où l’on compare le résultat final à la demande initial.
A ce moment-là, les dernières retouches sont apportées au site, et il peut être mis en ligne.

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à lancer votre projet. Vous pouvez le déposer sans plus tarder sur notre site, et si vous avez besoin d’aide, vous pouvez nous appeler au 01 56 41 57 18.


Les 6 règles d’or pour une utilisation optimale de Withdesigners

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L’activité de Withdesigners s’intensifie, nous en sommes ravis, et en tant que Prestataires vous êtes les premiers à en bénéficier !

Cependant pour remporter un maximum de projets en cette année 2012 qui s’annonce déjà riche en créativité, voici quelques conseils.

Les 6 règles d’or pour une utilisation optimale de Withdesigners :

- Un profil à jour, tu auras : Il est primordial pour commencer d’avoir un profil à jour, car c’est la première chose que consultera le client lorsqu’il obtiendra la shortlist, et la première impression et souvent celle que l’on garde le plus longtemps en tête. Pensez à indiquer vos références (précédents clients) et à y mettre des visuels de vos réalisations. N’oubliez pas que ce profil permet aussi à l’équipe de Withdesigners de vous inviter pour les bons projets ! Un profil qui n’est pas à jour, est un profil qui ne génère pas d’invitations…

- Réactif, tu seras : Il est également important d’être réactif quant aux invitations que vous recevez. Les clients ont souvent des délais à tenir, et le nombre de places dans les shortlists est limité. La réactivité est une des clés du succès !
Une réponse à une invitation ne doit pas nécessairement être longue, on vous demande simplement de vous présenter succinctement et de faire une courte proposition.

- Le client, tu rencontreras : Une fois shortlisté, c’est important que vous preniez rapidement contact avec le client, vous avez désormais accès à ses coordonnées, à vous d’aller le rencontrer et de vous vendre, en présentant votre travail et en faisant des propositions concernant son projet. Il faut le convaincre grâce à votre expérience et négocier directement avec lui un contrat. Enfin, une fois le projet terminé, n’oubliez pas de lui demander une recommandation pour votre profil Withdesigners.

- Dans des crédits, tu investiras : Acheter des crédits est un investissement sur une ressource commerciale externe. Plus vous répondez aux invitations, plus vous avez de chances de transformer les contacts des clients en contrats. Bien sûr, cela ne fonctionne pas forcément du premier coup, mais les packs de crédits contiennent justement plusieurs crédits pour que vous puissiez faire des propositions sur plusieurs projets.

- Withdesigners, tu contacteras : Withdesigners, c’est une équipe d’experts passionnés par la création, mais surtout et avant tout une équipe disponible pour vous ! N’hésitez pas à nous contacter par téléphone lorsque vous avez des questions sur des projets pour lesquels vous avez été invité, nous nous ferons un plaisir de vous répondre ! Et si vous êtes de passage dans le 10ème à Paris, nous aurons toujours un peu de café à vous servir, ainsi n’hésitez pas à nous rendre visite !

- Aux Tables rondes, tu participeras : Les Tables Rondes, c’est un moyen de se former autour de thématiques liées au design et à la création, mais aussi au métier de designer : Qu’est ce que la propriété intellectuelle ? , la comptabilité, l’éco-conception ; c’est également l’occasion d’échanger avec des professionnels, et de débattre avec des collègues sur des problématiques du quotidien, enfin c’est aussi un moment privilégié pour partager croissants et café entre créatifs et membres de l’équipe !


Comment rédiger un cahier des charges ?

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Catégorie(s) : Conseils

Le cahier des charges définit exhaustivement votre projet, fixant objectifs et contraintes, et fournissant tous les renseignements que doit connaître le designer.  Véritable tableau de bord, il lui permet de vous proposer différentes pistes créatives, et de s’assurer tout au long de son travail de la validité de sa réalisation. Quant à vous, il vous donne l’occasion de mettre clairement par écrit vos intentions et vos possibilités, et sert d’outil de dialogue entre les différents intervenants sur le projet.
Grâce au cahier des charges, vous pourrez gagner du temps et obtenir une création en adéquation avec vos besoins.

Loin d’être figé, ce document peut évoluer à tout moment. Le designer peut, par exemple, soulever des points et apporter des solutions que vous n’aviez absolument pas envisagées (utilisation d’autres matériaux ou mécanismes, nouvelle forme, voire même proposition d’un produit), afin d’exploiter au mieux les capacités de votre entreprise.
Vous pouvez même associer le designer à sa rédaction.

Maintenant que vous avez compris son importance, que faut-il y mettre exactement ?

1. Les informations concernant votre entreprise

Pour permettre au designer d’inscrire sa création dans l’esprit de votre entreprise/marque, il doit connaître son histoire, sa culture, sans oublier ses activités. Quel était le point de départ de votre entreprise ? Comment a-t-elle évolué ? S’est-elle diversifiée ou bien spécialisée ? Etc.
Vous devez également mentionner toutes les personnes avec qui le designer pourra rentrer en contact, ainsi que les décisionnaires.
Votre territoire de marque doit aussi être précisé : comment êtes-vous perçu par les consommateurs ? Par les distributeurs ? Par les médias ?

Ensuite, indiquez les outils de production (machines et technologies) que vous possédez.

Enfin, dans un dernier point, abordez votre marché et sa concurrence.
Qui achète vos produits (ou à qui est destiné votre service) ? Visez-vous le grand public ou les professionnels ? Avez-vous différents marchés ou un seul ? Est-il régional, national, international ? En déclin, à maturité, en croissance ? Quelles sont vos parts de marché ?
Vous pouvez joindre une analyse des différents facteurs qui ont un impact sur votre marché (facteurs économiques, culturels, sociaux, techniques, etc.)
Au niveau de la concurrence, n’hésitez pas à être exhaustif : au niveau de votre produit (qualité, prix, performance, etc.), de votre marque, de vos procédés techniques, de la distribution, de la manière de communiquer.

2. Les informations concernant le produit (ou la gamme/le service)

Maintenant, il est temps de vous intéresser à votre produit.

En premier, définissez-le avec soin : quelles sont ses fonctions ? Ses performances ? Son prix de vente ? Où se situe-t-il par rapport à ses concurrents ? Par rapport aux gammes existantes ? Comment doit-il se situer par rapport à eux ? Comment s’intègre-t-il dans votre stratégie de développement ? Doit-il renouveler une gamme ? La compléter ? Ouvrir un nouveau marché ? Faire évoluer votre image ? Etc.

Dans un deuxième temps, focalisez-vous sur la cible : quel consommateur visez-vous ? (tranche d’âge, catégorie socio-professionnelle, son mode de vie, ses habitudes, ses préférences,  etc.). Il est important que le designer connaisse avec précision votre cible, pour pouvoir vous proposer des solutions adaptées.
Une étude détaillée de votre cible fera gagner du temps au designer : il a en effet besoin de ces informations pour vous proposer ses pistes créatives.

Dans un dernier temps, mentionnez toutes les codifications (charte graphique, code couleur, normes à respecter, charte du design produit), qui rentrent en ligne de compte dans le projet.

3. Les informations techniques

Cette partie doit contenir toutes les données liées aux techniques : les matériaux que vous souhaitez utiliser, les mécanismes en action dans le produit, les différents composants de celui-ci, les moyens de production que vous souhaitez mettre en œuvre, les contraintes éventuelles de stockage, de transport, de distribution, de maintenance et de recyclage, le montant de l’investissement, l’analyse de la valeur, des études en ergonomies, si elles ont été faites, etc.

4. Les informations commerciales

Trois niveaux sont à mettre en lumière :

- La distribution
- Le conditionnement
L’emballage a une double utilité : protéger le produit/permettre de le conserver, le transporter, et de communiquer vos valeurs. Le concevoir en même temps que le produit vous permettra de gagner en impact et en cohérence.
- La promotion et la publicité
Vous pouvez notamment demander conseil au designer, qui saura vous orienter vers des idées concordant avec sa création.

5. Le planning, la méthode, les contrôles

Dans ce dernier point, vous allez aborder tous les détails relatifs  aux délais : la durée que doivent avoir les phases de développement, ainsi que les méthodes et les contrôles qui pourraient éventuellement être mis en œuvre.

Comme vous avez pu le comprendre, un cahier des charges est un document très complet, pouvant facilement atteindre 20-25 pages, et qui a pour but d’exposer vos attentes à votre prestataire.  Selon le type de projet : un site Internet, un packaging, un produit, une scénographie, une plaquette de présentation, une charte graphique, etc., les informations qu’il contient peuvent plus ou moins varier.

Contactez-nous si vous avez des questions complémentaires : help@withdesigners.com

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Création : SAPPS / Leur profil Withdesigners

Les designers et la figure de l’artisan (partie 1)

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Catégorie(s) : Conseils

Comment les marques utilisent-elles la figure de l’artisan dans leur communication ?

De plus en plus fréquemment, les produits de consommation ne se contentent plus de se présenter tel qu’ils le sont. L’exigence des consommateurs et la concurrence accrue font que la bonne foi des entreprises n’est plus suffisante. Les valeurs prônées par les marques semblent ne plus offrir la sincérité suffisante aux yeux des consommateurs. Les produits issus du commerce équitable doivent ainsi leur crédibilité aux nombreux labels supposés indépendants. De même que les alicaments attestent de leur hypothétique efficacité en mettant en avant des études cliniques.

Ces nouveaux arguments de vente prennent de nombreuses formes et ne se limitent pas à un label collé sur un emballage ou à des tests en laboratoire. Aussi, au rayon plat cuisiné vous ne serez peut-être pas surpris de croiser le chef étoilé Joël Robuchon. La simple présence de ce dernier sur l’emballage nous assure les qualités gustatives des « St Jacques au Noilly & Riz Basmati cuisiné ». De même dans une boutique de cosmétique Lush : le visage de « Kriss » sur un pot de crème pour le corps donne immédiatement du crédit au « fait main » revendiqué par l’enseigne. Placer un visage sur un produit opère ici comme une sorte de figure tutélaire : un cuisinier de renom pour l’alimentaire, un nom et un visage derrière un produit manufacturé.

La figure du designer n’est pas en reste et n’est pas exclusive aux magazines de décoration ou à la presse spécialisée. IKEA met particulièrement en avant ses designers sur ses lieux de vente. Au travers de nombreux imprimés (étiquette, panneau, kakémono), le géant suédois du mobilier pose littéralement des visages sur ses produits. Néanmoins, l’intérêt n’est pas le même que celui des exemples précédemment évoqués. Il ne s’agit plus de transférer sur un plat cuisiné la renommée d’un grand chef ou d’attester d’un mode de fabrication. Les designers d’IKEA ne sont pas connus et ne sortent pas de l’ordinaire : on est très éloigné de l’excentricité affichée de Karim Rashid. Lors de votre prochaine visite, vous remarquerez leur caractère passe-partout, tous les âges y sont représentés et il y a autant de femmes que d’hommes. Vous remarquerez également la teneur du discours où en quelques mots le designer d’IKEA démystifie la pratique du design. Vous remarquerez aussi la volonté de rendre authentique leur pratique du design : les designers sont presque tous scandinaves ; la présence de leur signature marque un certain engagement ; l’insistance du « of Sweden ». Vous remarquerez enfin la volonté de placer leur design dans un héritage culturel : en sortant du magasin, on peut voir en effet un panneau faisant un rapprochement entre IKEA et le scientifique du XVIIIème siècle Carl Von Linné. Il est vrai que ce dernier est originaire de la même ville que le fabricant de meubles.

L’intérêt d’IKEA est double. L’entreprise cherche évidemment à s’ancrer culturellement. Elle le fait autant avec la consonance des noms de leurs meubles qu’avec la boutique d’alimentation qui offre son lot de saumons fumés et de gâteaux à la cannelle. Insister sur leurs employés est du même acabit. En revanche, en exposant uniquement les designers, IKEA opère un raccourci qui met de côté les nombreuses compétences nécessaires à la conception d’un produit. Dans leurs magasins, l’ingénieur de fabrication, l’ergonome ou le responsable du marketing n’ont pas le droit à la parole. Ce raccourci place tacitement le design comme la seule compétence mobilisée lors de la conception d’un objet.

Cette figure particulière du designer est celle de l’artisan. L’artisanat est propre à un lieu géographique et à une tradition qui s’établit dans la durée. Mais surtout, l’artisan est directement relié à sa production car à la fois, il imagine, conçoit, et fabrique. La réalité est tout autre. Car si IKEA insiste autant sur le « design by » c’est sans doute pour occulter le « made in ».

À suivre dans un prochain article !

Clément Gault – Chercheur/Designer


Réflexion sur les pratiques et les usages… nouvel enjeu de la démarche design ? (partie 2)

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Pourquoi privilégier la réflexion sur les pratiques et les usages dans un processus créatif  ?

Les enjeux du design sont doubles : d’une part, concilier compétitivité et différenciation sur les marchés internationaux, d’autre part amener durabilité des produits et qualité de vie aux individus.
Or, dans le contexte actuel, les besoins peuvent, à tout moment, naître, changer, disparaître ce qui rend de plus en plus difficile la différenciation sur des marchés qui deviennent de plus en plus concurrentiels.

Le designer, de par sa formation, sa culture, son expérience et sa capacité à capter les signaux faibles de la société est à même de décrypter ou d’anticiper les évolutions des comportements des individus. Il peut dès lors identifier les comportements émergents, les nouveaux besoins pour proposer des réponses correspondant à ces nouveaux scénarios de vie. Force de proposition, le designer devient l’interlocuteur privilégié du commanditaire.
En questionnant les pratiques et les usages, il pourra de manière pertinente apporter une véritable valeur d’usage, c’est-à-dire une réelle utilité matérielle à l’objet. En corollaire, il apportera de la différenciation en défrichant de nouvelles voies et…en ne refaisant pas ce qui a déjà été fait !

Cette réflexion est à mettre en place en amont, et conjointement avec les équipes marketing produit et stratégique, R&D et le bureau d’études techniques. La technique, les études comportementales, les analyses de marché et les veilles de tendances pourront nourrir la réflexion, mais n’en seront pas le cœur.
Concrètement, cela signifie lors de la phase d’avant-projet, une capacité à identifier, étudier et comprendre les nouveaux comportements, définir et étudier le contexte, identifier ou imaginer de nouveaux scénarios en effectuant des croisements et des glissements d’un domaine à un autre. Il s’agit également de questionner l’objet en le replaçant dans son contexte, explorer les usages autour de celui-ci, ses fonctions et les services qu’il rend,  le confronter à d’autres scénarios, etc.

Philosophie propre à notre studio de design et création evrard&devinastdesign, cette approche nous a permis d’aborder différents domaines, tels que le produit, le mobilier ou le packaging volume, en nourrissant chaque projet des expériences acquises sur les autres.

Par exemple, une réflexion sur le travail à domicile a permis d’identifier différents temps auxquels correspondent différentes façons de s’asseoir : travailler puis se relaxer, discuter puis réfléchir, boire un café puis lire…se concentrer puis faire une pause. Ceci a permis de proposer une nouvelle typologie d’assise entre fauteuil et chaise longue « ondulante » : Lib&lul est un fauteuil et une chaise longue/rocking-chair à la fois. Il offre deux types de postures : une position couchée type rocking-chair, pour se reposer, méditer et se ressourcer en se relaxant ainsi qu’une position assise pour être en éveil, se concentrer et travailler, l’assise générant alors deux « tablettes » latérales. Le passage d’une posture à l’autre se fait par une simple action sur la molette centrale.

De même, une réflexion, dans le domaine du mobilier pour enfant, sur les façons de recevoir un copain chez soi prenant en compte l’imaginaire et les attentes de l’enfant amène à Minim’home, lit d’appoint mobile et modulable pour enfant de 3 ans à 7 ans se transformant en petite banquette ou assise.

Autre exemple, la lunette semi-immersive ET2A pour Eyeneo a été pensée autour de la rencontre de deux notions, mobilité et image. Cette lunette, semi-immersive pouvant basculer rapidement et aisément d’un mode immersif total à un mode non immersif, permet de rester en contact avec l’environnement périphérique. Elle a été imaginée pour les loisirs ou pour des activités plus professionnelles telles que la vidéosurveillance ou  la maintenance sur site.

Bien sûr, toutes les entrées créatives restent valables et légitimes, la prédominance de l’une sur les autres dépendant des objectifs de l’entreprise partenaire. Toutefois si l’on se place dans une perspective «classique» de développement de projet tout en souhaitant s’inscrire dans une démarche durable et plus responsable, seule une réflexion sur les usages nous semble pertinente. Pertinente car elle devient un vecteur d’innovation, source de progrès… Pour cela nous ne devons pas avoir peur de questionner les « possibles » en revisitant les typologies des objets de notre quotidien et finalement faire naître celles de notre futur.

Xavier Evrard & Richard Devinast, designers  – Studio evrard&devinastdesign -

Leur profil Withdesigners
www.evrardetdevinast.com


Withdesigners conseille ses designers pour booster leurs relations client

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Catégorie(s) : Actu de wd., Conseils, Tables rondes

Une nouvelle table ronde organisée par Withdesigners a eu lieu cette semaine dans nos locaux.

Frédéric Maureau, coach chez Visconti, est intervenu auprès de nos designers afin de leur présenter des techniques pour mieux booster leurs relations clients.

Les designers ont ensuite pu s’exprimer et aborder les questions les plus souvent soulevées par leurs clients.

Nous vous en livrons, si vous n’avez pu vous y rendre, un petit résumé :

1/ Introduction : Avant toute chose, il est important de demander au client le temps dont il dispose pour l’entretien. Votre discours s’adaptera alors au temps imparti.

Il est important par ailleurs de bien définir votre profession: « qu’entendez-vous par design ? ». Ce métier étant souvent méconnu des entreprises, les termes spécifiques doivent être expliqués, renforçant votre sérieux.

Ce problème de compréhension pose d’ailleurs le problème du prix. Les clients ne connaissant pas exactement l’ampleur du travail qui vous est demandé, ils auront plus de mal à accepter vos tarifs. A vous de les argumenter avec professionnalisme.

2/ Mise en confiance : il vous faut découvrir les besoins et la personnalité du client, en lui posant des questions sur ses attentes et en lui faisant lever des objections. Mieux vous comprendrez ses besoins, meilleur sera votre discours. C’est ensuite que le portfolio doit être présenté.

La principale qualité requise pour réussir son entretien est l’empathie (essayer de se mettre dans la peau de son client). En apprenant à mieux le connaître, on créé un climat de confiance : a-t-il déjà fait appel à un designer ? Si oui, cela s’était-il bien passé ? Comment est né son projet ?  De cette manière vous saurez si votre client est plutôt cartésien, ou davantage dans l’émotion.

3/ Quelques clés : Prenez des notes, non seulement pour retenir ce qui a été dit, mais aussi pour montrer au client votre sérieux, quitte à revenir par la suite avec lui sur certains points notés. Nous avons évoqué aussi la manière de se présenter : en une vingtaine de secondes, le plus clairement possible, sans perdre l’attention du client.

4/ Fin de l’entretien : Vérifier que l’on a bien compris les attentes du client : « Si je comprend bien… ». Enfin, poser des questions auxquelles il répondra positivement, lui faisant ainsi comprendre que Vous êtes la bonne personne.

Lors de cette table ronde a aussi été soulevée la question du prix, qui ne doit être abordé qu’en fin d’entretien. Le designer doit alors bien distinguer dans son devis la partie fixe : déterminée en fonction du besoin du client et de votre valeur sur le marché du design (temps passé + notoriété + niveau d’expertise), de la partie variable qui dépend des futurs usages de la création demandée (votre création va t-elle être diffusée, si oui, sur quels supports ? quelles régions ? à combien d’exemplaires ?)

Nous tenons à remercier Frédéric Maureau pour ses conseils pertinents, ainsi que l’ensemble des designers présents, qui ont accepté de partager leurs expériences et leurs idées !

N’hésitez pas à proposer d’autres thématiques de tables rondes, créées dans le but d’aider et de soutenir les designers de notre communauté !